Navigation

On en parle

Milk affiche de Milk

Gran Torino affiche de Gran Torino

C'est dit !

C'est formidable le cinéma. On voit des filles avec des robes. Le cinéma arrive et on voit leurs culs...
Le Mépris

Rechercher

Rechercher dans :



Connexion

Partenaires

Disney Magic Interactive
World of Animation

Bienvenue sur Cinéma, etc. !

Bienvenue sur la nouvelle version de ce site consacré au monde du cinéma !

Le forum vous accueille pour partager vos avis, vos critiques, vos analyses, vos informations et vos articles sur le monde de la Toile. Pour savoir quels films ont déjà été évoqués sur le forum, ou (re)découvrir des citations célèbres du septième art, rendez-vous dans la section des données.

Bonne visite !

A la une / Archives

Numérique : On continue

[ Une actualité de Yannick, le 15/01/09 à 18:53 - permalien ]

Le parc de salles françaises s'élargit à vue d'oeil, à en juger par la stratégie aggressive du groupe CGR qui annonçait récemment son intention de basculer progressivement toutes ses salles en projection numérique.

Pathé vient de sauter le pas à son tour, puisque l'exploitant a annoncé le 13 janvier 2008 le basculement de cinq de ses salles en tout-numérique.

Il ne reste plus maintenant qu'à établir le compte à rebours des salles encore équipées : 35 !

Numérique : le crime était presque parfait.

[ Un point de vue de Yannick, le 19/12/08 à 12:34 - permalien ]

Bon, on va pas recomencer le sempiternel débat pelloche vs D-Cinéma (puisque c'est comme ça qu'il s'appelle maintenant), d'autant plus qu'en effet, les projections comparatives auxquelles j'ai pu assister à Paris donnent -et contre toute attente - l'avantage au numérique.

Sauf que voilà, comme l'explique Paolo Cherchi Usai dans son excellent ouvrage "Silent Cinema : An Introduction" (BFI publishing), tous ceux qui ont un jour manipulé une copie ont inévitablement (et heureusement) laissé des traces de leur passage, traces qui peuvent être interprétées par des spécialistes. Autrement dit, à défaut de pouvoir retrouver la coupe opérée par la censure, on peut au moins savoir exactement où elle a eu lieu. De même, les codes et autres données pochoirisées sur les manchettes permettent de dater avec plus ou moins de précision les copies, ce qui permet, dès lors, de dater la manipulation,la coupe ou l'incident technique : s'agit-il d'une copie de première génération (proche de la date de sortie du film, et donc de grande valeur) ou bien est-ce une copie plus récente, tirée après coup ?

Bref, les copies analogiques, se conservant et continuant à circuler (voir l'article à ce sujet), on peut reconstituer le substrat archéologique du film tel qu'il nous est parvenu. Sera-ce possible en numérique ? En l'absence de copies argentiques du tirage de 2001 de Metropolis, qui sera capable, dans 50 ans (si tant est que Metropolis existe encore dans 50 ans, d'aileurs) de dire qu'à l'époque, les 20 minutes retrouvées depuis n'étaient alors pas connues et considérées comme perdu ?

Personne. Et, dès lors, personne ne saura non plus, par exemple, qu'Abyss fut remonté en 1994, ou que la trilogie de Peter Jackson existe dans une version "redux" essentiellement destinée à la vente en DVD (bien que quelques copies aient été tirées pour une diffusion salles évènementielle).

En l'absence de "shoots" argentiques, seules archives à ce jour stables et commodes à sauvegarder, qui, dans 50 ans, pourra revoir "Ratatouille" ou "Renaissance" ?

Bref, oui, le numérique présente un gain qualitatif et visuel non négligeable, mais il ouvre aussi la porte à toute une série de crimes silencieux et parfaits, puisqu'une coupe dans une image numérique ne laisse pas de traces physiques... Dès lors, rien ne garantit le respect de l'intégrité de l'oeuvre, quand les copies argentiques sont autant de témoins de ce qu'était l'oeuvre à une époque donnée...

Metropolis ressucité ?

[ Une actualité de Yannick, le 04/07/08 à 11:58 - permalien ]

La nouvelle a fait l'effet d'une bombe dans le petit microcosme des aficionados : des fragments manquants de Metropolis ont été retrouvés presque par hasard dans les rayonnages de la cinémathèque de Buenos Aires, parmi les dons d'un critique argentin, qui avait fait don des différentes acquisitions qu'il avait faites au cours de sa carrière.

Couchées sur pellicule 16mm,les images sont en mauvais état, indique la Fondation Murnau, mais l'état du support semble permettre le transfert, condition sine qua non à la pérennisation des 25 minutes retrouvées. Dès lors, sitôt terminée la restauration des Niebelungen, programmée jusqu'en 2010, il y a fort à parier que soit mise en chantier une nouvelle réédition de Metropolis, cette fois ci dans un director's cut quasi complet, n'était l'unique séquence encore manquante.

Selon toute logique, un tour de table des différents contributeurs à la version de 2001 sera de nouveau organisé, la Fondation Murnau ambitionnant de rassembler tous les fragments existants pour constituer la copie ultime, que l'on espère la plus proche possible de ce qu'elle était lors de sa sortie. Autrement dit, les dix ans de la restauration présentée à l'époque comme 'ultime' pourraient bel et bien voir une ressortie intégrale en salles, qui sait ?

En tout cas, cette bonne nouvelle est d'excellent augure pour d'autres chefs d'oeuvre encore incomplets à ce jour, mais rappelle en même temps que le compte a rebours pour ce faire est plus que jamais lancé, la plupart des supports connus à l'époque approchant dangereusement la péremption définitive synonyme de perte de l'émulsion couchée dessus...

L'été sera chaud : on remet ça

[ Une actualité de Yannick, le 17/06/08 à 18:09 - permalien ]

Après "Cars" et "Ratatouille", le nouvel opus Disney/Pixar nourrit beaucoup d'attentes, mais aussi de craintes, d'aucuns redoutant que le film ne fasse mentir l'adage cher à notre ami JC : "Chaque Pixar est le meilleur, jusqu'au suivant". A leur décharge, c'est vrai que la nouvelle bande annonce est pour le moins déroutante, avec ce drôle de petit robot blanc (une réminiscence d'H2G2?) en dulcinée d'un recycleur de déchets. Enfin, on verra bien !

En tout cas, l'été sera chaud, entre "The Dark Knight", "Kung Fu Panda", "Hancock" et "L'Incroyable Hulk" : 2008 ne faillit pas à la règle estivale, qui veut que les écrans soient abondamment fournis en blockbusters en tous genres...

Bref, en un mot comme en cent : Enjoy, or die...

Ressortie Lang chez Carlotta films

[ Une actualité de Yannick, le 19/05/08 à 10:59 - permalien ]

En ces temps Cannois, pour une fois, ne parlons pas nouveautés, et parlons grands classiques. Lesquels ne sont pas toujours faciles à trouver en copie numérique, à moins de posséder une connexion internet à haut débit. Heureusment, divers éditeurs, comme Carlotta, GCTHV ou encore DVDY réparent cette injustice, à l'instar de Carlotta qui s'attaque à un monstre du cinéma, j'ai nommé, Fritz Lang.
Dans le cadre de sa collection en coffrets DVD, Après Espions sur la Tamise, magistralement restauré, image et son impeccables, l'éditeur/distributeur a jeté son dévolu sur "Hangmen also Die" (Les Bourreaux meurent aussi) et "Scarlet Street" (La Rue Rouge). Tous deux sortiront le 4 juin prochain,à partir de nouveaux masters traités en Haute-Définition. Bien entendu, ce seront des copies VO avec mixage mono d'origine.

Coté packaging, les fourreaux, subtilement réalisés à partir d'images noir et blanc colorisées, s'annoncent, à l'instar de celui d' "Espions sur la Tamise", du plus bel effet dans une dévédéthèque, entre les galettes des "Contrebandiers de Moonfleet" et de "Metropolis". Coté restauration, si le rendu est aussi bon que celui d'"Espions sur la Tamise", voilà un objet qui risque d'être fort prisé des aficionados, n'était le traditionnel débat entre tenants d'une simple restauration analogique, (comme c'est le cas sur la copie de Scarlet Street que je possède actuellement), où rayures, taches et autres scratches ne sont pas totalement effacés, et les chantres d'une image digitale pure, propre et cliniquement aseptisée, en un mot, dépourvue des petits défauts qui permettent de dater techniquement le film.

Car c'est bien là que le numérique pose problème. Dans son excellent "Silent Cinema - An Introduction" (Una Passionne Inflammabile), Paolo Cherchi Usaï explique qu'en argentique, au moins, on peut à peu près dater une copie à l'aide de plusieurs éléments visuels simples : présence de doubles perforations, de rayures d'intensité différentes, etc etc... Avec la restauration numérique, cette possibilité tend à disparaître, et, dès lors, la fiabilité du rendu comme la possibilité de situer approximativement le film ne dépendent plus que du bon vouloir de l'éditeur DVD, à l'instar de ce qui s'est passé avec Warner home Vidéo pour les films "An American in Paris" et "Singin in the Rain", qui approchent les 60 ans (respectivement en 2011 et 2012). Si le chef d'oeuvre de Gene Kelly et Stanley Donen est impeccable, on ne peut pas en dire autant du film de Vincente Minelli, dont la restauration n'a, manifestement, pas été aussi poussée : certains plans sont flous, les couleurs sont parfois incertaines... Résultat, "An American in Paris" semble remonter beaucoup plus loin dans les tréfonds de l'histoire cinématographique, alors que tous deux sont à l'époque sortis à quatre mois d'intervalle, respectivement en novembre 51 et août 52.... A l'inverse, les trois Lang de chez Carlotta semblent avoir bénéficié d'un traitement à peu près homogène, au vu des previews et des extraits disponibles sur le net... A préciser, à propos, que "Hangmen Also Die" est présenté en double DVD, puisque deux versions coexistent, celle, de 134 minutes, conservée par la Turner Library, et la version française, à laquelle manque presque une bobine, soit 17 minutes....