
Mizoguchi est, dans l'histoire du cinéma, l'un des mecs qui ont le plus aimé les femmes. Et je veux dire: vraiment aimées; leurs corps, leurs nichons, leurs regards, leurs pensées, tout, pas comme cet imposteur de Truffaut. Mizoguchi passait sa vie dans les bordels et on rapporte même qu'il a été poignardé par cette geisha à qui il demandait des trucs trop dégueulasses.
Ce serait faux de dire que c'est un film sur la "prostitution", tellement ce terme est plurivoque, et sous-entend des choses différentes, d'un cinéma à l'autre. Bresson, Godard, Lynch, ont aussi parlé de prostitution, chacun à leur manière.
C'est un cinéma très cruel. Rivette parlait d'un sentiment déchirant de « non-assistance à personne en danger ». Et il avait raison...

