Angleterre, 1905 : Angel Deverell, jeune écrivain prodige connaît une ascension fulgurante et réalise ainsi le rêve de toute jeune fille : succès, gloire et amour. Mais n'est-ce pas trop pour une seule femme ?
Je disais il y a quelques mois envers et contre tout que je ne comprenais rien au cinéma de Ozon. Est-ce que Angel change cette étrange impression?
Non. C'est culcul la praline, totalement vide, absolument inesthétique. Ozon, malgré l'idée délicieuse de pousser la caricature à outrance, hésite finalement entre un ton fin et sérieux et l'exagération la plus totale. Le résultat en est catastrophique: une espèce de mélo dégeulasse et ennuyant avec des personnages inintéressants.
L'héroine dit dans le film "Je n'aime pas Shakepseare quand il essaye d'être drôle". Et je peux maintenant dire avec elle "Je n'aime pas Ozon quand il essaye d'être drôle".
C'est exactement le type de films, peut-être intéressants cinématographiquement, qui me laissent complètement indifférent.


